En feuilletant ce soir les pages de mon passé, j'ai retrouvé quelques poèmes élaborés autour de mes 17 ans :
Le paradis noir
Il est une terre de diamant
Où la joie étincelle de tous feux,
Il est une rivière de sang,
Où les pleurs enivrent les malheureux.
Mais un jour, une pluie dévastatrice,
Fit déborder ces deux mondes si différents
Et le feu se mélangea au sang
La vie pour moi devint un supplice.
L'obscurité atteint mon être tout entier
Je me traîne dans les fin-fonds
De ce fleuve qui se morfond.
le silence m'a totalement envahi,
Et me renvois les coups de colères criées.
Demeurerais-je pour l'éternité, ainsi ?
Hideuse lassitude
Le dégoût de la vie,
Tout commence... tout fini.
Une larme,
Qui déposera les armes ?
Un coeur, un souvenir, une passion,
Dans un coeur vide; le passé.
des paroles en l'air, balancées
Des gestes manqués, sans raison...
Le soleil fond, se dissipe dans le noir,
L'obscurité englobe ma vie entière.
Un oiseau, la nature.. un espoir
Un émoi devant ces âmes pures et sincères.
Mais le froid me recouvre
Me griffe, me serre et m'étouffe.
Et déjà mon cercueil s'ouvre.
Attente, désespoir... je souffre.
Humains au coeur de pierre,
L'amour n'existe plus.
Honte sur vous et sur la terre
Honte sur moi.. je n'en peux plus.
Un décor, un double irréel
Une image, un masque sur vos visages.
Vivre n'est plus qu'un mirage
Que l'on aperçoit dans le ciel.
Tout commence, rien ne fini.
Dégoût, rage, horreur...
Maintenant tout le monde a peur,
D'une si précieuse amie : la vie.
Une goutte de rosée
Perle encore aux feuilles isolées
Une goutte de sang noircie
Déversée sans but précis.
Un torrent de larmes inutiles
De quelques âmes sensibles
Malgré la profondeur
De la blessure, de la souffrance.
Monde cruel, sans pitié,
Je te hais.
seuls des sourires hypocrites
Subsistent sur leurs lèvres.
La foudre passionnément
L'astre rougeoyant se noie dans l'immensité
Derrière la côte déchiquetée, noircie par le coucher,
La plainte désolatrice du vent d'automne
Berce mon coeur et je m'abandonne
Par une force inébranlable, les vagues
Se brisent sur les rochers sauvages.
Soudainement mon regard divague
Il se prépare devant moi un terrible orage.
La terre tremble, l'eau ruisselle,
Les dieux, de leur profond sommeil se réveillent.
En colère, ils nous menacent faibles mortels
Grondant de mille voix venues du ciel.
De leurs épées flamboyantes et pointues,
Naissent ça et là sur le bel océan
Des courants d'électricité scintillants
Le coup de foudre sur moi s'est perdu...
Mon Dieu ! Quelle est la noble cause,
Des sentiments sui me détruisent ?
Il n'ait rien qu'on me propose,
Ou d'admirable qu'on me dise.
Le mauvais sort se colle à moi
Un instant le plaît, l'autre me noie.
Anéantie par cette haine
Je ne peux plus briser ses chaînes.
(...)
Mon bel amour, je pars à la dérive,
J'oublie peu à peu la beauté des mots,
La lumière qui sublime un tableau.
Ici, j'atteins déjà une autre rive.
(...)
L'orgueilleux soleil se lève encore au loin
Et déjà, laisse place à cette perle nacrée me souriant.
Traître imprévisible qu'est l'éternel temps !
Et ses heures qui sonnent d'un ton faux et incertains.
Les mois m'ont mentis, les sentiments ont changés.
Je t'aimais, longtemps, je t'ai aimé.
(...)
(...)
Je m'en vais donc, laissant un peu de moi,
Rêver d'un autre qui ne sera toi
Les yeux humides, les mains tremblantes,
Je tire un trait sur ce qui fût nous
Qui m'avait longtemps fait tenir debout.
(...)
(...)
La lune décroît, je te découvre,
Cassiopée a perdu de sa brillance.
Mon coeur se voile, le ciel se couvre
J'ai perdu le sens du mot espérance.
(...)
Et bien ! L'adolescence est vraiment un cap à passer !!!!!
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