Journal de bord

Dimanche 4 mai 2008
Un petit bijou que je souhaite vous faire partager !!!

 
Par Morwenna
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Samedi 3 mai 2008
Hier, en sortant du self avec mes collègues de travail, je suivais de loin leur conversation. L'une reprochait à l'autre de lui faire de temps en temps des remarques désobligeantes, malgré leur amitié sincère. Alors l'autre lui déclara en clignant de l'oeil :
"Qui aime bien châtie bien !"

Et là... j'ai bondi.

Non ! qui aime bien ne châtie pas ! Bordel ! On nous inculque des fausses vérités dès notre enfance, on les retrouve durant l'adolescence ! et adulte, on nous les ressort ! 

Non, non et non ! avez-vous remarqué que ces remarques s'appliquent (comme par hasard) le plus souvent aux femmes et aux enfants ?
Mais oui, femmes, taisez vous et subissez !!!  Bah oui, comment se révolter puisque dès le départ, on appartient au "sexe faible"... Mais oui chérie, je t'aime, mais je vais quand même te "punir" (ou battre, ou insulter, ou humilier... au choix !) parce que je suis jaloux, alcoolique, au chômage, faible (et oui ! les hommes aussi ! ça leur arrive ! ) ect...
Oui mon fils, je vais te châtier car je t'aime, je vais te frapper car ton éducation sera meilleure ! et je ne me sentirai pas coupable, caché derrière ce proverbe ignoble. 

Alors en amour ou en amitié, et même avec un voisin, il est bon de communiquer, il est bon d'apprécier... mais restons courtois et respectueux ! 

Apprenons juste à échanger avec considération afin de construire et non de détruire.

Par Morwenna
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Jeudi 1 mai 2008
Venez découvrir de beaux graphismes ;-) c'est la mode des stickers !!!

www.deco-line.fr
 
Par Morwenna
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Lundi 28 avril 2008
La photographie me passionne. Depuis mon plus jeune âge. J'adore tous ces instants de vie, ces paysages, ces couleurs, ces lumières, ces claire-obscures, la gravité du noir et blanc, ces natures mortes, ces regards sur le monde et les émotions.
Ces images volées, d'un enfant, d'un couple, ces corps marqués ou exaltés, ces visages expressifs, qui se figent pour l'éternité. Ces brins d'histoire, ces souffles de vie...
La mémoire, celle qui me manque, mon passé refoulé, mais que je cristallise dans chacune de mes prises de vue.
Me rechercherais-je dans chacun de mes pas ?
Chaque beauté, d'une âme ou de dame nature, me transcende. En fait, je recrée mon monde. Mon univers. A chaque fois que j'appuie sur le déclencheur. Je prends possession de la beauté du monde, de la beauté des gens.
Pas à pas. Ils me suivent. Me confortent. Dans l'illusion de mon présent. Ils me régénèrent.
Grâce à ces images, mon monde est beau. La vie me sourit.
L'amour rend beau, la beauté rend amoureux. Et tout est lié. Avoir un regard d'amour sur le monde, sur les gens, sur notre terre, rend ce qui nous entoure beau. Ou peut-être que ce qui est beau, à l'état pur, un regard ou un objet, nous rend amoureux, fébrile, comme attiré inexorablement par l'objet ou la personne convoitée. Mais pour le trouver beau, ne faut-il pas déjà pouvoir être apte à succomber ? Avoir une certaine sensibilité ? Une faille dans son âme ? dans son coeur ?
Par Morwenna
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Dimanche 27 avril 2008
Pour être franche avec moi-même, je n'étais pas tombée amoureuse depuis bien longtemps. Alors c'est vrai, cela ne devait pas être de la résilience... j'avais juste mis une grosse carapace autour de moi. Quelques uns m'aiment encore... parait-il, je devrais m'en réjouir ! Mais en fait, depuis cinq ans, je ne pouvais plus aimer. Je trouvais même ridicules ces femmes qui se pâmaient pour un homme. Je n'en serais jamais ! plus jamais de souffrances, de doutes, de culpabilités. Quelle idée de passer ses soirées à mourir d'ennui et de ne rêver que de bras masculins... de doux regards... de mots tendres... bah oui.. j'avais mieux à faire...
... Me protéger certainement... 
Alors j'ai chassé de ma tête ces histoires idylliques, ces romances à l'eau de rose, ces rêves de petites filles...
Je me suis occupée de mon fils, de son éducation, de lui fournir un toit, à manger, de l'amour... Je me suis construit une vie professionnelle, une vie de passions... J'ai provoqué des rencontres amicales, trouvé des amies que je n'aurai jamais pensé pouvoir avoir...
Et puis un jour, j'ai constaté, suite, il faut le dire, aux plaintes suggestives de mes amies célibataires, que finalement, l'amour pouvait aussi avoir du bon. Qu'il serait peut-être temps que je pense à moi. Redécouvrir ce qui comble tant de vies, tant de coeurs.
Alors je me suis laissée aller à aimer.
Mais que connaissais-je d'un amour épanouissant ?
Rien.
Alors une fois de plus, j'aime mal. 
Et cet amour qui ne conduira à rien... qui m'a pourtant permis de comprendre que rien dans la vie n'est perdu...
Que dois-je en faire ? 
Par Morwenna
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Dimanche 27 avril 2008

Je regardais justement hier mes journaux intimes, que j'ai démarré vers 11 ans, c'était étrange. J'ai beaucoup ris, mais j'ai été aussi très émue, de retrouvé cette gamine qui au final est moi...
Alors à 30 ans, à l'âge où je pensais enfin trouver le bonheur, je me replonge dans l'écriture. Comme une soif d'apprendre sur moi-même, comme un perpétuel recommencement, je me rends compte que la vie est cyclique, ou tout du moins, que l'on avance très lentement. Et que l'on est heureux, non pas avec plus ou moins de possessions (humaines et/ou matérielles), mais uniquement dans sa tête.
Je ne ferais le bilan que pas à pas. Mon passé fut douloureux... mon avenir incertain.
Mais mon présent me tient bien droite.  
J'ai quand même réussi à réaliser certains rêves, des rêves que je considérais comme inaccessibles, mais c'est avec l'inconscience de ma naïveté que j'ai pu y accéder. C'est vrai que c'est grâce à eux que je suis plus forte aujourd'hui. Disons qu'ils me servent de "bases", pour me reconstruire. Ou d'ailleurs, pour me construire tout court !
Il en résulte quand même, que le meilleur apprentissage de la vie, c'est de découvrir l'autre, de cultiver l'empathie, l'assertivité, et avec peu de moyens, d'apporter respect et considération à autrui.
C'est une réalité, après des épreuves que l'on croyait insurmontables, nous parvenons à plus de sensibilité, plus d'humanité, et qu'est ce que la vie sans humanité ?
Et j'en reviens à l'interrogation de mes 15 ans : "Pourquoi les Hommes ne s'aiment-ils pas ?", pourquoi est-il plus facile d'être mauvais ? de rabaisser ? d'humilier ? 
Laissons de côté le pourquoi, car effectivement, c'est plus facile de faire le mal, il ne faut dans ce cas pas prendre la peine de se remettre en question... et puis nous ne sommes pas tous au même niveau de notre réflexion personnelle, avec la même éducation, ni les même buts d'ailleurs.
Alors c'est un fait, tant que les Hommes se comporteront en simple animaux ("L'homme est un loup pour l'homme"), nous ne vivrons pas en paix, ni ensemble, ni avec nous-même.
Mais si, chacun de notre côté, nous réfléchissions à l'avenir de notre prochain, à notre paix intérieur, à être en accord avec soi-même, nous pourrons être heureux.
Car il y a-t-il un autre but de ce passage sur cette terre que celui d'être heureux ? d'être heureux ensemble ?

 
Par Morwenna
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Samedi 26 avril 2008

En feuilletant ce soir les pages de mon passé, j'ai retrouvé quelques poèmes élaborés autour de mes 17 ans :

 

Le paradis noir
 

Il est une terre de diamant

Où la joie étincelle de tous feux,

Il est une rivière de sang,

Où les pleurs enivrent les malheureux.
 

Mais un jour, une pluie dévastatrice,

Fit déborder ces deux mondes si différents

Et le feu se mélangea au sang

La vie pour moi devint un supplice.
 

L'obscurité atteint mon être tout entier

Je me traîne dans les fin-fonds

De ce fleuve qui se morfond.
 

le silence m'a totalement envahi,

Et me renvois les coups de colères criées.

Demeurerais-je pour l'éternité, ainsi ?

 

 


 

Hideuse lassitude
 

Le dégoût de la vie,

Tout commence... tout fini.

Une larme,

Qui déposera les armes ?
 

Un coeur, un souvenir, une passion,

Dans un coeur vide; le passé.

des paroles en l'air, balancées

Des gestes manqués, sans raison...
 

Le soleil fond, se dissipe dans le noir,

L'obscurité englobe ma vie entière.

Un oiseau, la nature.. un espoir

Un émoi devant ces âmes pures et sincères.
 

Mais le froid me recouvre

Me griffe, me serre et m'étouffe.

Et déjà mon cercueil s'ouvre.

Attente, désespoir... je souffre.
 

Humains au coeur de pierre,

L'amour n'existe plus.

Honte sur vous et sur la terre

Honte sur moi.. je n'en peux plus.
 

Un décor, un double irréel

Une image, un masque sur vos visages.

Vivre n'est plus qu'un mirage

Que l'on aperçoit dans le ciel.
 

Tout commence, rien ne fini.

Dégoût, rage, horreur... 

Maintenant tout le monde a peur,

D'une si précieuse amie : la vie.
 

Une goutte de rosée

Perle encore aux feuilles isolées

Une goutte de sang noircie

Déversée sans but précis.
 

Un torrent de larmes inutiles

De quelques âmes sensibles

Malgré la profondeur

De la blessure, de la souffrance. 
 

Monde cruel, sans pitié,

Je te hais.

seuls des sourires hypocrites 

Subsistent sur leurs lèvres. 

 

 


 

La foudre passionnément

 

L'astre rougeoyant se noie dans l'immensité

Derrière la côte déchiquetée, noircie par le coucher,

La plainte désolatrice du vent d'automne

Berce mon coeur et je m'abandonne

 

Par une force inébranlable, les vagues

Se brisent sur les rochers sauvages.

Soudainement mon regard divague

Il se prépare devant moi un terrible orage.

 

La terre tremble, l'eau ruisselle,

Les dieux, de leur profond sommeil se réveillent.

En colère, ils nous menacent faibles mortels

Grondant de mille voix venues du ciel.

 

De leurs épées flamboyantes et pointues,

Naissent ça et là sur le bel océan

Des courants d'électricité scintillants

Le coup de foudre sur moi s'est perdu...

 


 

 

Mon Dieu ! Quelle est la noble cause,

Des sentiments sui me détruisent ?

Il n'ait rien qu'on me propose,

Ou d'admirable qu'on me dise.

 

Le mauvais sort se colle à moi

Un instant le plaît, l'autre me noie.

Anéantie par cette haine

Je ne peux plus briser ses chaînes.

 

(...)

 


 

Mon bel amour, je pars à la dérive,

J'oublie peu à peu la beauté des mots,

La lumière qui sublime un tableau.

Ici, j'atteins déjà une autre rive.

 

(...)

 


 

L'orgueilleux soleil se lève encore au loin

Et déjà, laisse place à cette perle nacrée me souriant.

Traître imprévisible qu'est l'éternel temps !

Et ses heures qui sonnent d'un ton faux et incertains.

 

Les mois m'ont mentis, les sentiments ont changés.

Je t'aimais, longtemps, je t'ai aimé.

 

(...)

 


 

(...)

 

Je m'en vais donc, laissant un peu de moi,

Rêver d'un autre qui ne sera toi

Les yeux humides, les mains tremblantes,

Je tire un trait sur ce qui fût nous

Qui m'avait longtemps fait tenir debout.

 

(...)

 


 

(...)

 

La lune décroît, je te découvre,

Cassiopée a perdu de sa brillance.

Mon coeur se voile, le ciel se couvre

J'ai perdu le sens du mot espérance.

 

(...)

 

 

 

Et bien ! L'adolescence est vraiment un cap à passer !!!!!

Par Morwenna
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